Sur la ligne de front

14-18 en godasses, par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille

A la Briqueterie d’Amiens, les artistes donnent à réfléchir sur la Première guerre mondiale à travers leurs œuvres.

Publié le 5 mars 2014 · Anne Maquignon

A la Briqueterie, association d’expression artistique et culturelle d’Amiens, artistes indépendants ou membres d’un collectif ont répondu présents pour poser un nouveau regard sur la guerre 14-18.

Artistes plasticiens, lecteurs, comédiens, vidéastes ou chanteurs. Les artistes de la Briqueterie, lieu de création à Amiens, se sont mobilisés pour faire réagir ou réfléchir sur la Première Guerre mondiale. « L’idée était de rassembler un maximum d’artistes pour travailler sur ce sujet et de mettre en avant leur travail » explique François Decayeux, coordinateur du projet à la Briqueterie. L’exposition apporte une vision artistique sur la Grande Guerre,  en faisant se croiser les regards des différents artistes.

Titi Mendes, comédien dans la compagnie « Car à pattes » veut redonner vie à des textes évoquant la guerre « sans tomber dans le pleurnichard ». Il joue de ses talents de comédien pour mettre en scène les morceaux de texte choisis, à l’image du texte de Barbusse Le Feu. « L’écrivain a été sur le front et raconte vraiment ce qu’il a vécu. C’était pas des intellectuels dans les tranchées, les types venaient de partout, avaient des accents, alors on a joué aussi de ça. » Après 20 ans de théâtre, c’était la première fois que Titi Mendes faisait une lecture. « Je me suis éclaté » raconte-t-il.

Titi Mendes accompagné des deux autres lecteurs, lors du vernissage de l'exposition.

Titi Mendes accompagné des deux autres lecteurs, lors du vernissage de l’exposition.

Et ce n’est pas fini. A partir du 22 mars, l’exposition recommence à la Ferme d’Antan, à Creuse. « On a laissé une grande liberté aux artistes, ça touche tous les publics, ce qui permet une adaptation du projet » détaille François Decayeux. La Briqueterie, qui finance l’exposition « Arts en bataille » , voudrait réutiliser les œuvres des artistes, en les exposant lors de commémorations officielles ou dans des collèges et lycées, pour s’ouvrir à un jeune public. « C’est un projet à long terme, que l’on va étaler sur les quatre années si on en a la possibilité. » précise le coordinateur.

Les artistes peuvent aussi exploiter le travail déjà réalisé, comme Véronique Lespérat-Héquet, vidéaste, qui travaille autour des fétiches Nénette et Rintintin. « Ma grand-mère, qui avait dix ans au début de la guerre, me racontait l’histoire de ces petits personnages conçus en laine et envoyés aux soldats pour les protéger des canons allemands » témoigne Véronique Lespérat-Héquet. L’artiste aimerait étendre son projet à l’international pour enrichir l’installation avec des fétiches venus du monde entier. A terme, elle aimerait aussi envoyer des fétiches aux soldats qui combattent dans les conflits actuels. A la Briqueterie, l’exposition « Arts en bataille » est un moyen de traiter la Grande Guerre sous toutes ses formes. C’est aussi l’occasion pour eux de faire réfléchir aux guerres d’aujourd’hui.

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