Sur la ligne de front

14-18 en godasses, par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille

La Première Guerre mondiale est celle des tranchées, mais a aussi permis l’essor de l’aviation militaire. Cette année, l’aérodrome d’Amiens lui rend hommage en se transformant en aérodrome d’époque.

Publié le 6 mars 2014 · Elise Lambert - Photo 1 : Yoan Bourdelle, tous droits réservés - photo 2 : Adrien Lelièvre

Quand on pense Première Guerre mondiale, on pense tranchées. On oublie souvent que la guerre de 14-18 a permis l’essor de l’aviation militaire. Cent ans plus tard, l’aérodrome d’Amiens-Glisy lui rend hommage en se transformant en aérodrome d’époque le temps d’un week-end.

Fokker triplan, Nieuport 17, Bücker 131… Ces noms ne parlent pas à tout le monde. Les avions utilisés par les armées durant la Première Guerre mondiale ont laissé très peu de traces : « Ce n’était pas des modèles d’avions faits pour durer », explique Philippe Morinière, président de l’aéroclub Amiens métropole, organisateur de l’événement en hommage aux avions de la Grande Guerre. “Certains ont brûlé, d’autres ont été cassés, ils étaient fabriqués avec des matières peu solides, comme le bois”.

Aujourd’hui, ces modèles historiques reprennent vie : des passionnés minutieux sont prêts à passer des milliers d’heures à leur reconstitution. « Les pièces sont reproduites à l’identique. Certains avions vont même voler avec un moteur d’époque… », précise le président. En septembre prochain, une vingtaine de ces répliques originaires de Grande-Bretagne, de Belgique, d’Allemagne et de la région prendront leur envol à l’aérodrome d’Amiens, à l’occasion d’un grand meeting aérien.

Philippe Morinière et Olivier Ramet de l'aéroclub d'Amiens préparent depuis deux ans le meeting aérien du Centenaire. Photo: Adrien Lelièvre

Philippe Morinière et Olivier Ramet de l’aéroclub d’Amiens préparent depuis deux ans le meeting aérien du centenaire. 

On avait envie de rendre hommage à ceux qui se sont sacrifiés dans les airs, et dont on entend moins parler”, explique Olivier Ramet un des organisateurs de l’événement, et grand passionné de montgolfière.” On souhaite parler de la Grande guerre à travers son aviation, et recréer l’ambiance qu’on pouvait trouver sur les aérodromes de l’époque.” Des sauts en parachute, un décollage de ballon postal, un lancer de cerf-volant “Saconney” (outil d’observation utilisé pendant la guerre) et même… un lâcher de pigeons seront organisés tout au long du week-end. “C’est un aspect moins connu de la guerre, pourtant la colombophilie était une pratique très présente dans l’aviation militaire”, explique Philippe Morinière. Le principe ? Embarqués avec les pilotes, les pigeons étaient utilisés pour communiquer avec le sol. “Ils portaient des messages écrits par les pilotes à destination de l’armée à terre, comme des indications sur l’avancée de l’ennemi”, précise son collègue.

Aujourd’hui, il y a peu de marques de toute cette activité dans la Somme. “ La campagne était ravagée par les combats, les avions atterrissaient dans les champs, mais difficile d’en trouver la trace ”, raconte le président. Pourtant, en septembre, l’aviation militaire de la Grande guerre reprendra son envol.

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