Sur la ligne de front

14-18 en godasses, par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille

Depuis le 12 janvier, la chaîne flamande « Één » diffuse In Vlaamse Velden, une série TV se déroulant pendant la Grande Guerre, et filmée en Flandre-occidentale. Une énorme réussite dans toute la région, pour une série qui a décidé paradoxalement de parler le moins possible du conflit.

Publié le 7 mars 2014 · Sarah Mansoura et Ambre Lefèvre -photos: ©VRT-LiesWillaert

« On ne voulait pas raconter l’histoire de la Première Guerre Mondiale. C’était hors de question. » Ed Vanderweyden, scénariste principal de la série In Vlaamse Velden (Dans les champs flamands), assume la contradiction. « La guerre était un canevas, pas une fin en soi. On voulait parler de l’histoire d’une famille avant tout. » Et pourtant, c’est bien un programme de prime-time sur la Première Guerre mondiale qui explose tous les scores dans la moitié nord de la Belgique.

Avec l’horreur des tranchées en toile de fond, la série suit la famille Boesman durant les quatre années du conflit. Cinq personnages principaux – « dont aucun de sympathique » ajoute Ed Vanderweyden – qui survivent, grandissent et se déchirent entre 1914 et 1918. Le scénariste est particulièrement fier du travail d’écriture des personnages et des arcs narratifs. « Le public accroche parce qu’il peut ressentir de l’empathie pour les personnages. Ils sont tous très humains. On comprend leurs actions, leurs projets, leurs pensées. Cela rapproche les téléspectateurs d’un sujet lointain. »

©VRT-LiesWillaert

©VRT LiesWillaert

Au total, deux ans de préparation et deux ans d’écriture ont été nécessaires à l’élaboration de la série. En collaboration avec le musée In Flanders Fields à Ypres, les scénaristes ont veillé au respect de la cohérence historique, vérifiant « systématiquement la conformité de chaque événement et de chaque endroit », précise Ed Vanderweyden.

Pari réussi. VRT, l’organisme de télévision et radio publique flamande, annonce des parts de marché frôlant le plus souvent les 60%. En moyenne, 1,7 millions de téléspectateurs se réunissent le dimanche soir pour suivre la famille Boesman. Un score énorme pour la chaîne publique Één, et surtout pour une série historique.

De Nieuport à Ypres, les Flamands venus sur la ligne de front font preuve d’enthousiasme. Chaque promeneur rencontré suit la série, avec plus ou moins de fidélité.

 A l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, ce zoom sur la Flandre-occidentale est plutôt bien accueilli par les autorités locales. La série attire de nombreux curieux, venus des quatre coins de la Flandre. L’office de tourisme de Furnes organise le 15 mars une journée de rencontre avec la production et les acteurs et espère accueillir plusieurs milliers de personnes.

 

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