Sur la ligne de front

14-18 en godasses, par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille

Au mémorial de Vimy, plusieurs milliers de Canadiens viennent rendre hommage à leurs ancêtres morts au combat. Steven Campbell, à peine arrivé à Paris le matin, s’est rendu directement au mémorial Canadien pour faire découvrir à sa famille l’histoire de son pays.

Publié le 8 mars 2014 · Etienne Combier - Vidéo : Emilie Gouveia Vermelho

Entouré de sa femme et de son fils David, Steven a les yeux d’un homme passionné. Rougis de sommeil, ils témoignent de son arrivée à Paris ce matin avec trois amis de son fils. Rien, pas même la fatigue n’atteint l’enthousiasme du Canadien. « C’est vraiment important que nous soyons ici, pour que les enfants puissent voir ce que ces hommes ont fait pour leur nation », explique-t-il devant l’entrée du mémorial de Vimy. Derrière lui, quelques touristes épars vont et viennent vers le monument entouré de ses trous d’obus encore visibles.

D’origine britannique et marié à une canadienne, Steven se fait un devoir d’emmener chacun de ses enfants sur les traces des soldats canadiens des deux guerres mondiales. Ces dix dernières années, il a ainsi réalisé ce trajet trois fois pour ses trois aînés.  Avec le centenaire et le soixante-dixième anniversaire du débarquement de 1944, 2014 se prête tout particulièrement aux commémorations pour les touristes anglo-saxons. « J’aimerais que tous les adolescents canadiens aient la chance de venir ici. C’est un véritable privilège de rendre hommage sur place à nos ancêtres », affirme-t-il.

A Vimy, c’est plus de 11 285 soldats canadiens morts sans sépulture connue durant la Première Guerre mondiale que Steven vient commémorer. L’histoire de la prise de cette colline hautement stratégique l’inspire tout particulièrement.

Pour les quatre adolescents qu’il emmène avec lui, il prévoit le maximum : dix jours en France entre la Première et la Seconde Guerre mondiale de Vimy à Omaha Beach, en passant par Dieppe. Le tout complété par des recherches sur internet et une collection de DVDs spécialement choisis pour l’occasion, comme Il faut sauver le soldat Ryan ou des épisodes de Band of Brothers. Les supports sont particulièrement bien choisis puisque les adolescents n’apprendront les événements du XXème siècle que l’année prochaine. Les faire venir en France est ainsi une manière de les préparer le mieux possible à leur vie d’adulte. Car en matière de mémoire, Steven ne plaisante pas.

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