Sur la ligne de front

14-18 en godasses, par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille

Rencontre en musique avec La Madelon, une chanson de la Grand Guerre jouée quotidiennement à l’hôtel de ville de Péronne.

Publié le 2 avril 2014 · Romain Chanson

Depuis 1926, le carillon de l’hôtel de ville de Péronne joue le thème de La Madelon, une chanson militaire composée début 1914. Tous les jours, à midi et 18h, le carillon joue la musique de  ce chant popularisé par les soldats de la Première Guerre mondiale. Péronne dans la Somme et Armentières dans le Nord sont les deux seules villes en France qui diffusent La Madelon quotidiennement. Reportage sous les combles de l’hôtel de ville pour capter le sonorités d’une mélodie centenaire.

Paroles

Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt
Une maison aux murs tout couverts de lierre
« Aux Tourlourous » c’est le nom du cabaret.
La servante est jeune et gentille,
Légère comme un papillon.
Comme son vin son œil pétille,
Nous l’appelons la Madelon
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour,
Ce n’est que Madelon mais pour nous c’est l’amour

Refrain :
Quand Madelon vient nous servir à boire
Sous la tonnelle on frôle son jupon
Et chacun lui raconte une histoire
Une histoire à sa façon
La Madelon pour nous n’est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton
Elle rit, c’est tout le mal qu’elle sait faire
Madelon, Madelon, Madelon !

Nous avons tous au pays une payse
Qui nous attend et que l’on épousera
Mais elle est loin, bien trop loin pour qu’on lui dise
Ce qu’on fera quand la classe rentrera
En comptant les jours on soupire
Et quand le temps nous semble long
Tout ce qu’on ne peut pas lui dire
On va le dire à Madelon
On l’embrasse dans les coins. Elle dit « veux-tu finir… »
On s’figure que c’est l’autre, ça nous fait bien plaisir.

Refrain

Un caporal en képi de fantaisie
S’en fut trouver Madelon un beau matin
Et, fou d’amour, lui dit qu’elle était jolie
Et qu’il venait pour lui demander sa main
La Madelon, pas bête, en somme,
Lui répondit en souriant :
Et pourquoi prendrais-je un seul homme
Quand j’aime tout un régiment ?
Tes amis vont venir. Tu n’auras pas ma main
J’en ai bien trop besoin pour leur verser du vin

Refrain

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Sur la route du quatrième bataillon :

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