Sur la ligne de front

14-18 en godasses, par les étudiants de l'Ecole de journalisme de Lille

Pour André Braunstedtler, la Première guerre mondiale n’appartient pas qu’au passé. L’ancien directeur du musée historique du Sundgau est convaincu que des leçons sont à tirer du conflit.

Publié le 4 avril 2014 · Margaret Oheneba - Photos : Yingya Han

André Braunstedtler est l’ancien directeur du musée historique d’Altkirch. Même s’il a quitté ses fonctions, il est toujours très présent dans le musée. Pour lui, l’époque contemporaine à des leçons à tirer de la Grande Guerre. Il cite en exemple les événements récents en Ukraine et en Russie.

Le directeur de musée à la retraite est un passionné de l’histoire de son territoire, notamment celle de la Première Guerre mondiale. Dans son ancien musée trône une reconstitution de tranchée française avec comme soldats, des mannequins. Les costumes et les armes exposées sont eux authentiques. Les objets présents ont été donnés par des collectionneurs.

André Braunstedtler, ancien directeur du musée historique d'Altkirch

André Braunstedtler, ancien directeur du musée historique d’Altkirch

Réapprendre l’histoire du Sundgau

Ce passionné tient à transmettre aux habitants de sa commune son intérêt pour l’histoire de sa terre. Il se dit stupéfait par le manque de connaissance de certains sur l’histoire du Sundgau. « Le 7 août 1914, les Français sont entrés à Altkirch pour la première fois. Aujourd’hui, les gens connaissent la rue du 7 août, mais la plupart ne connaissent pas ce qu’elle signifie », rapporte Monsieur Braunstedtler. Le musée doit avoir un rôle citoyen pour lui. Les expositions sont un bon moyen d’attirer les gens vers l’histoire, et il espère une forte affluence à l’occasion des festivités du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Cette commémoration intervient à un moment de tension politique aux frontières de l’Europe et une intervention armée pourrait survenir en Ukraine. Mais malgré cela, l’Union européenne reste, pour André Braunstedtler, l’antithèse de la Grande Guerre. Pour cet ancien directeur, l’histoire du XXe siècle regorge de leçons à ne pas oublier : « Il faut connaître notre histoire pour vivre le présent et préparer l’avenir. »

Il loue l’amitié franco-allemande et déplore qu’il ait fallu des millions de victimes pour créer l’Union européenne. « Tous ont voulu faire l’Europe par la guerre. Aucun n’a réussi », déclare-t-il, évoquant Charlemagne et Napoléon.

Mots-clés : , , , , , , , .

Sur la route du onzième bataillon :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>