Collège Les Dentelliers (Calais)

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Les Dentelliers exposent avec les gueules cassées de l’artiste calaisien Raymond Géneau

 

Le 9 mai 2014 au collège les Dentelliers a eu lieu le vernissage de l’exposition Art histoire, mémoire – centenaire de la Grande Guerre pour commémorer le centenaire de la Première Guerre Mondiale. Nous avons eu la chance d’accueillir l’artiste-peintre Raymond Géneau, 67 ans, ainsi que quelques-unes de ses œuvres représentant des victimes défigurées de la guerre connues sous le nom de « gueules cassées ».

L’année du centenaire, les élèves de 3ème ont travaillé en histoire, arts plastiques et anglais sur la Première Guerre mondiale. A l’issue de ce projet pluridisciplinaire, une exposition a été organisée pour mettre en valeur des affiches et modélisations en 3D réalisées par les élèves en arts plastiques ; des affiches en anglais produites par les élèves de classe européenne afin de présenter le côté anglais de ce centenaire et des affiches récapitulatives de l’histoire de la guerre, après la visite des monuments aux morts du Pas-de-Calais (Audruicq, Ardres, Coulogne,…). Des armes datant de la Première Guerre mondiale, un masque à gaz, un casque de combat et des baïonnettes ont été également exposé à côté de magazines et articles de journaux relatant l’histoire de Raymond Géneau et de la Première Guerre mondiale.

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Les élèves, professeurs, parents et mécènes de Raymond Géneau.

Pendant le vernissage, nous avons assisté aux discours de Madame George, principale du collège, de Monsieur Cossart, professeur d’histoire-géographie, de Madame Sockeel professeur d’arts plastiques ainsi que de Monsieur Raymond Géneau qui a parlé de sa peinture. À travers ses tableaux, nous avons pu voir qu’il utilise aussi bien des couleurs chaudes que froides et qu’il ne peint que des visages, ses gueules cassées.

Interview de Raymond Géneau

 

Ophélie : Pourquoi utiliser le thème des « gueules cassées » dans vos tableaux ?
– J’ai commencé à peindre ces tableaux en novembre-décembre 2013 pour la commémoration des 100 ans de la première guerre mondiale, mais aussi pour montrer les catastrophes des guerres 14-18 et 39-45.

Il raconte aussi à travers ses œuvres l’histoire de monsieur Baron, ancien combattant calaisien, qui a vécu les camps de concentration et qui a perdu sa famille dans des camps d’extermination. « Les hommes sont des chairs à canons », dit-il.

Pourquoi ne peignez-vous que la tête ?
- Comme on peut le voir, les têtes sont très colorées et rondes. Je ne peins que les têtes car j’ai travaillé avec des enfants handicapés et en milieu psychiatrique. La douleur psychique est parfois plus intense et plus insupportable que la douleur physique.

« La douleur psychique est parfois plus intense et plus insupportable que la douleur physique »

A quel âge avez-vous commencé à peindre ?
- J’ai commencé à peindre à l’âge de 16 ans, grâce à Kandinsky qui m’a donné goût à la peinture. Je suis autodidacte, très curieux et ouverts aux autres de nature. J’ai fait partie de l’atelier de la Monnaie à Lille. J’ai aussi travaillé avec beaucoup d’artistes comme Jean Roulland ou Ernest Pignon Ernest.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
– Je trouve mon inspiration à travers les voyages dans le monde. Il faut que je bouge tout le temps, à travers les livres, l’actualité et la musique.

Combien de temps mettez-vous pour peindre une toile ?
Pour peindre une toile de 1m x 1m il me faut travailler quatre à cinq heures par jour pendant un mois. Je peins à la lumière du jour car la luminosité n’est jamais la même du jour au lendemain. Je réalise toutes mes œuvres en écoutant de la musique classique. En ce moment je suis dans le bouddhisme : j’y trouve de la « zénitude ».

Un des mécènes de monsieur Géneau regardant les panneaux sur le centenaire, réalisés par les élèves en classe Euro.

Un des mécènes de Raymond Géneau regardant les panneaux sur le centenaire, réalisés par les élèves en classe Euro.

Lors de ce vernissage, Raymond Géneau a invité ses amis et mécènes ; mais qu’est-ce qu’un mécène ?

Mécène : Personne qui aide financièrement, par goût des arts, un artiste, un réalisateur, un savant, un organisme de recherche…

 

 

 

Interview de Christian Evrard, mécène de Raymond Géneau.

Quelle est votre profession ?
- Je suis médecin généraliste.

Quelles relations avez-vous avec Raymond Géneau ?
Je suis son médecin, un ami mais aussi un de ses mécènes ; j’ai créé un de ses sites internet.

Pourquoi achetez-vous ses toiles ?
J’achète ses toiles qui reflètent la réalité des guerres afin de transmettre un devoir de mémoire aux générations futures mais aussi pour me fidéliser auprès de Géneau.

 

Auteurs: Ophélie Agneray, Lisa-Marie Bachelard et Justine Huleux ( avec l’aide de Mme. Malka I. Documentaliste et Mr. Cossart Professeur d’histoire.

Intervenantes de l’ESJ : Adrien Lelièvre et Juan Sebastian Tobon

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