Collège Lucien Vadez (Calais)

 

Les collégiens de Vadez sur les traces de leurs poilus

Les collégiens de Vadez sur les traces de leurs poilus

Douze élèves du collège Lucien Vadez de Calais se sont lancés sur les traces de leurs ancêtres. Où étaient-ils pendant la Grande Guerre ? Sur l’initiative de leur enseignant d’Histoire, Simon Braillon, ils tentent de rattacher la « petite histoire individuelle à la grande histoire ».

« L’Histoire, c’est nul ! » Comme Émilie, en 4ème au collège Vadez, certains élèves ne trouvent aucun intérêt à étudier les périodes anciennes. Mais « c’est devenu intéressant lorsque l’on a commencé à faire des recherches sur nos familles » reconnaît la collégienne après quelques séances avec le club d’Histoire.

Simon Braillon, professeur d’Histoire dans le collège calaisien, a voulu montrer la proximité de la Grande Guerre. Pour « tenter de faire renaître des racines souvent oubliées », il a lancé les recherches sur l’histoire familiale des élèves participants au club. Pendant leurs années de 4ème et de 3ème, ils chercheront où étaient leurs arrière-grands-parents entre 1914 et 1918.

Suite à une recherche à l’état civil de la ville de Calais, plusieurs élèves ont pu ainsi découvrir le nom d’un de leurs ancêtres né avant 1898 susceptible d’avoir participé au Premier conflit mondial. Grâce aux archives militaires en ligne et aux archives municipales, les élèves du collège Lucien Vadez ont pu retracer le parcours parfois glorieux de leur aïeul. Une fierté pour un grand nombre d’élèves.

« Ça déchire ! C’est vraiment mon ancêtre qui a fait ça ? » Florian a les yeux grands ouverts devant la fiche matricule qu’il découvre. Il est impressionné devant la distinction obtenue par  son arrière-arrière-grand-père en septembre 1914 lors de rudes combats. Élisa partage son émotion. Elle apprend que son ancêtre fut blessé à l’œil en 1915 par un éclat d’obus. Sa famille a conservé les vestiges de cette blessure : un œil de verre.

« Je suis touché de voir tant d’émotions chez des élèves en manque de repères, souligne Simon Braillon. J’espère que cette plongée dans leur histoire familiale les aidera pour leur vie future ». Difficile à savoir pour l’instant. Mais en tout cas, le projet a déjà réussi à réconcilier Émilie avec les poilus.

Florian, Émilie, Élisa, Noam, Justine, Zoé, Camille, Lucas et Dylan

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