Collège Montaigne (Poix du Nord)

Les élèves du collège Montaigne ont rédigé des biographies de Poilus.


Louis Caudrelier, n°598

Je m’appelle Louis Caudrelier, né le 15 décembre 1884 à Louvignie-Quesnoy (Nord). Mon père s’appelait René et ma mère Odèle.

J’ai fais mon service militaire en 1905.

Ensuite je vis un moment à Poix-du-Nord en temps que journalier avant d’être recruté.

A 30 ans, le 1er mars 1914, je suis recruté à Avesnes dans le 85ème régiment d’artillerie lourde, je suis rapidement transmis dans le 41ème régiment A C (artillerie de campagne), casernement en 1914 à Douai 1ère brigade d’artillerie, artillerie du 1e corps d’armé. L’artillerie se composait de quatre groupes de douze batteries de 75 mm, comportant chacune quatre canons. J’avais pour matricule 598.

J’avais les cheveux et les sourcils châtains, les yeux bleus. Mon  front était ordinaire avec un nez camus. Ma bouche moyenne est suivie d’un menton long et d’un visage ovale. Enfin, je mesurais 1 m 65.

Durant la guerre, je fis partie de plusieurs campagnes contre l’Allemagne, comme celle du 9 août au 12 novembre 1914.

J’ai survécu aux combats avec une seule blessure à la rotule gauche. Après ceux-ci, je suis resté dans la réserve sous le 81ème régiment d’artillerie lourde 1923. Ensuite dans le 190ème régiment d artillerie le 10 avril 1925 et bien d’autres… comme la C.M infanterie n°13 le 27 septembre 1931 (unité de travailleurs).

 Benjamin Cambien


Nom : Mahé

Prénom : Adrien

Grade : Caporal

Régiment : 6e régiment colonial du Maroc

Numéro de matricule : 1876

Lieu de recrutement : Rennes

Emblème du bataillon

Date de naissance : 8 novembre 1881

Lieu de naissance : Noyelles (Morbihan)

Date de mort : 4 décembre 1918

Lieu de mort : Kassel (Allemagne), en captivité

Cause de mort : maladie (grippe)

Transcription du décès : le 6 décembre 1920 à Lorient (Morbihan)

Devise du régiment : « Sans peur et sans pitié »

Camp de Kassel (Allemagne)

Camp de Kassel (Allemagne)

« La guerre était dur et sanglante » (un soldat du régiment)

Lieux de combat de mon poilu

Du 7 août 1914 au 19 août 1914………………………………… Colonel CORTIA

Du 20 août 1914 au 7 février 1915…………………………….. Lieut.-colonel BORDEAUX

Du 16 février 1915 au 12 mai 1915……………………………. Lieut.-colonel CLUZEAUX

Du 13 mai 1915 au 21 septembre 1915………………………. Lieut.-colonel DUHALDE

Du 21 septembre 1915 au 25 septembre 1915…………….. Lieut.-colonel CELLER

Du 5 octobre 1915 au 6 février 1916………………………….. Colonel LAVENIR

Du 6 février 1916 au 28 mars 1916……………………………. Colonel MILLOT

Du 5 avril 1916 au 25 juin 1919………………………………… Colonel CHEVALIER

Yann Mahé


                                Mon ancêtre, Ismail Chérabi

 

J’ai rencontré quelques difficultés pour rechercher mon ancêtre, Ismail Chérabi.

J’ai d’abord cherché sur un site du Commonwealth mais je n’ai rien trouvé.

La semaine suivante, je suis allée chez ma tante qui m’a donné quelques informations sur mon ancêtre : il est né en Égypte en 1894 à Port Saïd, à 5 519 kilomètres de chez moi.

Port-Said, où mon arrière-grand-père est né.

Port-Said, où mon arrière-grand-père est né.

Elle m’a confirmé qu’il avait fait la guerre. Peut-être en Angleterre mais elle n’était pas sûre. Ce dont elle était sûre, par contre, c’est qu’il était allié des Anglais en 14-18. C’était le grand-père de ma mère mais celle-ci ne l’a pas vraiment connu, contrairement à ma tante. Elle m’a dit qu’il lui racontait des histoires en arabe. Il a eu trois filles. Il est décédé d’une grippe.

Du coup mon article n’a pas beaucoup de rapport avec la guerre mais j’ai appris des choses sur mon arrière-grand-père.

Safia Chérabi


Une vie de poilu

 Je suis Adolphe Rivière, né le 28 mai 1870 à Trith-Saint-Léger, près de Valenciennes, dans le département du Nord. Je réside à la Sentinelle. Je suis le fils de feu Louis et Angélique de Bruniau. J’ai les cheveux et les sourcils châtain, les yeux gris, le front rond, le nez ordinaire, la bouche moyenne, le menton rond, le visage ovale. Je mesure 1 m 61 cm et je suis chef mineur à Ampin.

Le 12 novembre 1891, je pars pour le centre de régiment d’infanterie et j’arrive au corps le 10 juin comme soldat de 2ème classe. Je suis envoyé en unité le 28 septembre 1894.  Je sors avec mon certificat de bonne conduite, ce qui signifie que je me suis bien comporté lors de ma période d’exercice. Du 29 août au 19 septembre 1897, j’ai accompli une première période d’exercice dans le 12ème régiment d’infanterie et du 27 août au 22 février 1900, j’ai passé une seconde période d’exercice. Je suis passé dans l’armée territoriale le 11 novembre 1904. Ensuite, je suis rappelé à la civilité le 18 mars 1918. Lors de cette guerre je suis parti combattre avec mon fils : lui malheureusement est mort le 17 avril 1917 lors de la bataille Craonne, dans le bois de Bastion de Chevreux.

 

Trih-Saint-Leger

Trih-Saint-Leger

Je suis Adolphe Rivière, né le 19 avril 1895 à La Sentinelle près de Valenciennes. Je réside à Valenciennes. Je suis le fils de Adolphe Rivière et d’Élise Mascart. J’ai les cheveux châtain, les yeux bleu, le front bas, le nez ordinaire, le visage ovale. Je mesure 1 m 65 cm.

J’incorpore  le 127ème régiment d’infanterie le 20 novembre 1914. J’arrive au corps avec mon numéro de matricule 7637. Ensuite je passe au 8ème régiment d’infanterie le 12 mai 1915. Puis je passe au DD le 11 décembre 1916. Je pars en renfort le 11 décembre 1916 je suis blessé le 18 septembre 1916 par un éclat d’obus à la joue droite. Je suis tué le 17 avril 1917 à Bastion de Chevreux.

Simon Rivière


L’histoire d’un de nos héros

Bonjour à tous ! Je me nomme ou plutôt je me nommais Eugène Demain. Je suis né dans une petite commune du Nord qui s’appelle Englefontaine : c’était le 25 novembre 1892. J’avais les cheveux noirs, les yeux gris et un visage ovale, avec un grain de beauté sur la joue gauche. Je n’étais pas très grand, je mesurais 1 m 74 j’étais fils d’Eugène Joseph et de Marie Catherine. J’étais employé de commerce. J’ai été recruté à Avesnes et j’ai intégré au 46ème régiment d’artillerie le 8 octobre 1913. J’ai participé à la campagne contre l’Allemagne du 2 août 1914 au 15 décembre 1914, où j’ai été blessé et emmené à la caserne Jean Bart de Dunkerque. J’ai succombé à mes blessures le jour même et mon décès a été retranscrit le 18 décembre 1914. On peut me trouver aujourd’hui au monument aux morts de Englefontaine.

Monument aux morts d'Englefontaine - CC

Monument aux morts d’Englefontaine – CC

Alexandre Collinet


L’histoire d’un passé

Mon poilu est mon arrière-arrière-grand-père : il s’appelle Jan Ciesielski. Né le 30 novembre 1898, en Pologne, il était mineur. Sa tombe se trouve au cimetière de Quiévrechain, la ville où il a vécu durant ses dernières années.

Au fil de mes recherches, j’ai longuement exploré les sites consacrés à la Première Guerre mondiale, mais sans succès. Du fait que mon soldat soit d’origine polonaise, je n’ai pu réunir que quelques papiers et documents personnels venant de ma famille, comme son passeport et quelques photos familiales. Ces papiers viennent principalement de ma grand-mère (sa petite-fille) ainsi que de mon arrière-grand-mère (sa fille).

Je sais que pendant la guerre, il avait obtenu une permission, et que sur le chemin du retour, il a gravement percuté un pont au niveau de la tête. Ce qui l’a plongé dans un profond coma qui a duré 6 mois. Il s’en est remis. Il n’est pas mort au combat non plus mais de l’administration d’un vaccin, bien après la guerre.

Alicia Regourd


Encore beaucoup de zones d’ombres

La personne sur qui j’ai travaillé est l’arrière-grand-père de mon beau-père. Il s’appelait Gaston Ducornet et il était directeur d’une usine de textile à Poix-du-Nord. Il a une rue qui porte son nom dans ce village. Il habitait dans un château qui a été occupé par les Allemands durant la guerre 1914-18 et qui fut détruit quand ils ont décampé. Il a été maire de Poix-du-Nord après la guerre, en 1924.

Pour en savoir plus, j’ai cherché sur des sites mais sans succès. Alors j’ai tenté de soutirer quelques informations à mon beau-père mais il n’avait pas grand chose à dire. J’ai fini par fouiller dans mon grenier et j’y ai trouvé des photos datant de cette guerre : des portraits, des champs de batailles, des clichés de Grosse Bertha [pièce d’artillerie de siège XXL utilisée par l’armée allemande lors de la Grande Guerre.]

                Justine Grévin

Intervenantes de l’ESJ : Julia Pavesi, Axelle Choffat

Professeur : Corinne Delplanque

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