Collège Philippe de Commynes (Comines)

L’histoire du coquelicot pendant la Première Guerre mondiale

Le coquelicot est maintenant un souvenir de la guerre. La couleur rouge de la fleur désigne le sang des guerriers. Il est aussi connu grâce à un poète et soldat canadien dont le nom est McCare. C’est un petit morceau d’un de ses poèmes : « Au champ d’honneur les coquelicots sont parsemés… »

Pourquoi le coquelicot ? En avril 1917, le printemps est là. Les soldats de la Première Guerre on été surpris : ils n’avaient jamais vu de coquelicot. Les champs étaient couverts de cette fleur ; des champs parsemés de rouge.

Le coquelicot, devenu un emblème du souvenir

Quand nous sommes allés au mémorial de Longueval, il y avait un arbre qui a « survécu » à la guerre, et sur cet arbre, il y avait beaucoup de faux coquelicots.

Le coquelicot est devenu un symbole pour les Français et pour les Britanniques. Chaque 11 novembre, les Britanniques et les Français font une minute de silence en mémoire des soldats morts.

Florine Biesbrouck


L’histoire, ennuyeuse pour des collégiens ?

En 2014, les commémorations des guerres sont-elles toutes intéressantes pour des collégiens de 15 ans ? Sont-ils encore trop jeunes pour vouloir en connaître davantage sur ce sujet ?

« Encore une sortie en rapport avec l’histoire, on va s’ennuyer ?! » disent certains élèves du collège de Philippe de Commynes à Comines. Ils ne comprennent pas pourquoi il faudrait aller voir des choses qui datent d’un siècle.

La plupart n’y vont rien que pour le voyage en bus, pour s’amuser avec leurs amis jusqu’à l’arrivée au monument historial. Puis rester debout et marcher pendant près de 2 à 3 heures à écouter des événements d’il y a plusieurs dizaines d’années.

Puis, le deuxième moment que les élèves préfèrent est la pause déjeuner. Manger pendant 1 h en parlant à ses amis et s’amuser. Mais après cela,  l’ennui revient. Il est vrai que l’histoire de notre pays reste importante mais les jeunes de notre âge, d’environ 14/15 ans, préfèrent jouer aux consoles ou à l’ordinateur pour les garçons, et pour les filles, c’est les vêtements, le shopping et les bijoux en général.

Alors avons-nous vraiment le temps de nous intéresser à nos ancêtres à cet âge-là ? On essaie de s’intéresser à ce que l’on voit mais rien à faire. Les informations rentrent d’un côté et sortent de l’autre. Donc on attend, attend et attend jusqu’à la fin de la journée.

Le bus est de retour et on peut enfin reparler avec nos amis, leur dire ce qu’on a pensé de la sortie, ce qu’on n’a pas vraiment aimé et au contraire ce qu’on a préféré. Et il ne faut pas oublier que les profs sont sympa et rigolent dans le bus avec nous.

Mais évidemment, seuls certains élèves ont cet avis. Car les autres, qui aiment et adorent ces sorties, remercient les professeurs de se casser la tête à faire celles-ci.

Alexandre Frion


Le chemin du silence

Plus de 3500 soldats sont morts au bout de cette allée, qui se situe à Longueval. Pendant la  Première Guerre mondiale, les Sud-africains se sont battus pour conquérir le Bois de Delville.

Dans cette allée verdoyante délimitée par des arbres, règne le silence. Quand nous marchions sur ce lieu où nous savions que sous nos pieds il restait des soldats morts pour défendre leur position, on a un sentiment de mal-être et de gène. On se sent obligé de respecter les soldats morts et ce lieu qui est important pour certaines personnes, en particulier les Afrikaners.

Même mes camarades ont adopté une attitude très respectueuse ; pour dire, ils avaient jeté leur chewing-gum. Pour Thomas: « C’est  impressionnant, c’est bizarre cette ambiance lugubre. »  pour Florine : « C’est un lieu reposant, très calme ! »

Au bout de cette allée nous trouvons le mémorial Sud-Africains et le Musée de Longueval qui est une copie conforme du Fort du Cap construit par les Hollandais.

En plus des morts qui se trouvent sous nos pieds, de l’autre coté de cette allée se trouve le cimetière du bois Delville où reposent plus de 3000 corps des soldats de différentes nationalités comme des Sud Africains, des Écossais, et un Indien. Voilà par quoi je vais finir la visite de Longueval.

                                                                                                       Marine Philipponneau


Au mémorial de Longueval, on explique le rôle des peuples colonisés durant la Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale, les colonies européennes ont eu besoin de beaucoup de main d’œuvre. Cette main d’œuvre venait des colonies. Les habitants des colonies étaient chargés de faire le sale travail, ils s’occupaient de la main d’œuvre, chargeaient les paquebots, s’occupaient des munitions. Ils étaient traités presque comme des esclaves.

On dit qu’ils ont fait leur baptême du feu, car en 5 jours ils sont passés de 3 200 hommes à 143 seulement.

Le musée national situé à l’arrière du Mémorial est présent pour rendre hommage à tous les Sud-Africains morts ou disparus. Il est bâti autour de la Croix de la Consécration. Il a été inauguré en 1986. C’est une fierté pour les Sud-Africains car ils voulaient montrer qu’ils ont été importants pendant la Première Guerre mondiale.

Les colonies étaient aussi l’objet de conflits. Les Allemands et les Français possédaient des colonies similaires. En plus de l’utilisation assez dégradante des habitants, comme s’ils n’étaient que de la main d’œuvre, les maladies tropicales les ont affaiblis, rendant leur travail encore plus difficile. Pour en finir, ils ont finalement essayé de sauver la plus grande partie possible du bois.

 Au cimetière qui se situe en face du mémorial se trouve un grand nombre de ces soldats morts au combat. Il reste quand même un grand nombre de disparus.

                                                                                                                                                                                                                                                                    Thomas Laly


Jean Jaurès, l’homme pacifiste qu’on a fait taire

 Le 31 juillet 1914, à Paris, Jean Jaurès est assassiné. Assassiné pour son pacifisme et son opposition à la Première Guerre mondiale.

Jean Jaurès en 1904

Jean Jaurès en 1904

Comment a-t-il été assassiné ? Pendant que Jean Jaurès était en train de prendre son repas au Café du croissant, Monsieur Villain tire. Jaurès meurt sur le coup. Pendant presque toute sa carrière politique aux cotés des socialistes, depuis l’âge de 25 ans, il a été contre la guerre. Il a monté son propre journal, l’Humanité, le 18 avril 1904. Ce journal lui servira comme outil pour mener une lutte révolutionnaire contre le capitalisme. Les articles écrits dans son journal montrent que les capitalistes haïssaient Jaurès.

Dans la pièce de théâtre que nous faisons en 3ème, je joue le rôle de Jaurès. Cette pièce montre son pacifisme et la lutte qu’il mène contre la Première Guerre mondiale, et son assassinat. Il y a trois rôles importants dans la pièce : Jaurès, Raoul Villain, Viviani. L’histoire de la pièce se résume en deux parties. Une première avec un grand dialogue entre Jaurès et Viviani peu de temps avant la guerre, où il conteste les décisions de Viviani. Une deuxième partie où l’on rejoue sa mort à la veille de la Première Guerre mondiale. Jouer dans cette pièce m’a permis d’apprendre plus de choses sur lui et sur la Première Guerre mondiale.

Je vous invite à vous inscrire dans un club de théâtre, en fonction de la pièce, vous pouvez apprendre beaucoup de choses sur le sujet.

Floran Rumas


Que faisait une marraine de guerre entre 1914 et 1918?

 Les élèves du collège Philippe de Commynes ont réalisé une vidéo dans laquelle ils ont inséré des lettres de marraines de guerre. Les marraines de guerre sont les soutiens des soldats seuls. Elles écrivent  les lettres sur leurs pupitres à l’arrière. 

commines clément 9

Une lettre de marraine de guerre soutenant le soldat qu’elle aime

« Cher Albert,

Souviens-toi, je pense à toi, je suis là pour t’aider a surmonter les obstacles ne l’oublie jamais. Je pense très fort à toi et j’ai confiance en toi pour résister à cette guerre. Ci-joint un petit colis.

Je t’aime très fort.

Lucienne »

Les marraines sont créées le 11 janvier 1915 par les Damoiselles de Lens et de Vismes sous le nom de « la famille du soldat ». Ces jeunes filles envoyaient des colis et en recevaient de la part de leurs soldats. Certains d’entre eux rencontraient leur femme lors de leur permission et certains même se sont mariés après la guerre.

Mais elles sont mal vues par l’armée qui les soupçonne d’espionnage. Ils pensent que des agents allemands se font passer pour des marraines de guerre afin d’obtenir des informations sur leurs positions et leurs mouvements.

D’après l’historien Jean-Yves Le Naour, « la marraine de guerre fait peur aux militaires comme aux moralistes parce qu’elle incarne la libération des mœurs, parce qu’elle est une femme libre qui écrit à des hommes, sans tutelle ni surveillance ».

Les marraines de guerre ont joué un rôle important pour le moral des soldats seuls. Elles les ont motivés. Des liens se sont renforcés et certaines femmes sont passées de marraine à épouse.

Éléonore François


   Adrienne, femme pendant la guerre

 Comme en 14, écrit par Dany Laurent, est une pièce de théâtre traitant de la Première Guerre mondiale.  Cette pièce est interprétée par les élèves du collège Philippe de Commynes. J’y joue le rôle d’Adrienne, une comtesse. Quel est le point de vue d’une jeune actrice par rapport à son rôle ?

Difficile d’incarner la comtesse Adrienne quand on n’a presque rien en commun avec elle. Jouer ce rôle est néanmoins intéressant car Adrienne est une personne différente de moi, quoi que nous ayons quelques points communs. Ayant commencé le théâtre en 6ème, je sais qu’il faut se mettre dans la peau du personnage, ressentir les mêmes choses qu’elle, être elle. Comment faire quand on ne partage pas les mêmes impressions, le même caractère, les mêmes émotions ?

Mon personnage n’a pas une vie facile : son mari est mort au front ; son premier fils, Georges, a une grave blessure à la jambe et n’a qu’une solution, la couper. Quant à son deuxième fils, il a une déficience mentale. Elle-même a la « phobie du sang ».

Pour moi qui ne suis qu’une fille de 15 ans, je ne peux pas vraiment imaginer comment j’aurais réagi face à cette situation. D’après mon caractère, j’aurais été forte, ne voulant pas montrer ma tristesse ; je ne me serais pas évanouie à chaque fois que j’entrais dans cette infirmerie.

A part ces quelques détails, elle est aussi émotive que moi, prenant la douleur des autres et voulant toujours rendre service aux autres. Finalement, nous avons des points communs. Jouer ce rôle permet d’apprendre l’histoire de la guerre non pas par les livres mais en jouant. Cela permet de voir comment ils vivent et leur ressenti par rapport à la guerre. Cela nous donne un autre point de vue sur ce qu’enduraient les personnes vivant pendant cette période et de se faire une idée autre que les récits historiques vus pendant les sorties.

Dany Laurent, Comme en 14, 2005, 124 pages, 12€

Sara Delos


Une sortie scolaire à l’Historial de Péronne

Les élèves de la 3ème E du collège Philippe de Commynes sont partis faire une visite à l’historial de Péronne le 27 Mars 2014 pour commémorer la Première Guerre mondiale.

L’horloge…

commines clément

Cette horloge est exposée à l’historial de Péronne. Elle a été fabriquée avec des obus, lames, marbres, et autres éléments de récupération militaire de guerre.

 

Les casques des soldats…

Le casque protège la tête contre les conséquences d’un traumatisme crânien. Ils ont souvent une sangle qui permet d’éviter leur chute.

 

Les uniformes…

 

Sur cette photo, il y a les uniformes retrouvés, que portaient les soldats pendant la guerre. Ces uniformes sont des uniformes français.

 

 

1= Uniforme d’infanterie (porté depuis 1829)

2= Havresac (modèle 1893, appelé aussi « As de carreaux »)

3= Baïonnette (modèle 1886, appelée aussi « Rosalie »)

4= Cuirasse (modèle 1891, protection des troupes de cavalerie lourde)

5= Casque de cuirassier (1871-1874)

6= Uniforme d’officier

7= Revolver modèle 92 (arme de l’officier et du sous-officier français)

(source: musée de l’historial de Péronne)

L’urne souvenir… 

 

Cette urne contient de la terre de Bertangles (Somme), lieu où s’est écrasé l’avion de Von Richthofen (le baron rouge), le 21 Avril 1918.

 

 

 

 

Les conséquences de la guerre…

 

Pendant la Première Guerre mondiale, il y a eu plus de 70 150 000 mobilisés, plus de 9 400 000 morts, et 13,5 % de  pertes. La France compte plus d’un million de morts, sur plus de 7 800 000 mobilisés.

 

 

Elodie Verschueren

Intervenants de l’ESJ: Clément L’Hôte, Adrien Gavazzi

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