Lycée Ozanam (Lille Fives)

Cent ans

Cent ans, le décalage d’un siècle entre nos familles qui se pressaient devant les comptoirs avec leurs tickets de rationnement et nous, aujourd’hui, qui nous restaurons au Flam’s.

Proposition de UneIl y a cent ans, au front comme à l’arrière, chez les Allemands comme chez les Français, la faim tiraillait des millions de personnes. Unis non seulement dans leur faim mais aussi dans l’horreur de la guerre, aujourd’hui  pourtant, jeunes Allemands et Français peuvent être unis dans la joie et la bonne humeur autour d’un bon repas.

En effet, à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, le Lycée Frédéric Ozanam a organisé un échange avec le Werdenfels-Gymnasium de Garmisch-Partenkirchen. Une belle occasion de voir l’évolution et l’amitié instaurée entre ces deux pays, malgré les conflits d’autrefois.

Après trois jours de visites de mémoriaux, cimetières, musées et une  exposition sur le thème « être jeune européen en 1914-2014 » préparée par deux classes, nous avons pu enfin souffler et nous retrouver pour un dernier repas ensemble avant le départ du bus qui ramène nos correspondants allemands chez eux.

Ce n’est pas un adieu ! En effet, nous, élèves d’Ozanam, allons leur rendre visite en mai prochain, avec un programme tout aussi chargé qui captivera sûrement toute notre attention.

Louise et Marine


 Le cimetière de Fricourt

cimetière FricourtCette nécropole allemande, édifiée par les autorités militaires françaises en 1920, compte parmi les plus grandes de la Somme. 17027 soldats y reposent. Parmi lesquels plusieurs soldats juifs. Les tombes de ces derniers sont blanches et arrondies, des pierres blanches sont posées sur celles-ci.

11970 soldats sont inhumés dans les ossuaires, 5331 n’ont pas pu être identifiés. 5057 (dont 114 inconnus) reposent sous les croix métalliques. Les dépouilles proviennent de différents lieux notamment des environs d’Albert, Bapaume, Villers-Bretonneux, Combles…

Le corps de Manfred von Richtofen, alias « le Baron Rouge », y reposa un temps avant d’être transféré à Berlin en 1925.

Lundi 17 mars, des jeunes allemands venus de Garmisch ont visité le cimetière allemand de Fricourt accompagnés de lycéens d’Ozanam dans le cadre de l’échange organisé pour commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale. Cet échange a permis aux deux populations limitrophes de partager leurs connaissances sur cette guerre et de renforcer les liens entre des jeunes de deux pays anciennement en guerre.

Lepoutre Edouard, Grodziski-Peset Robin, Hapiot Alexis


 La France et l’Allemagne se réunissent pour commémorer une tragédie de la Première Guerre mondiale

 

Des élèves du lycée Ozanam ont eu la chance de voir les anciens champs de bataille de Beaumont-Hamel. Ils étaient accompagnés par une classe de jeunes allemands pour la commémoration des cent ans du début de la Première Guerre mondiale. Beaucoup d’entre eux ne connaissaient pas ce célèbre champs-bataille. Alors nous l’expliquons, pour tous ceux qui n’en ont jamais entendu parlé.

Parc terre neuvienLe 1er Juillet 1916, le régiment Terre-Neuvien (qui était constitué d’environ 800 soldats) a reçu l’ordre d’attaquer. C’était un régiment composé  de volontaires, de  pêcheurs, de boulangers, de fermiers, etc.

La bataille fut un massacre. Après seulement une demi-heure, il ne restait que 67 personnes indemnes. Au regard de ce sacrifice,  l’Angleterre leur a donné le titre de « Régiment Royal », un titre très prestigieux et rare. Aujourd’hui le lieu de cette bataille est devenu un parc national pour le Canada. « Ce parc a beaucoup d’importance pour moi parce que je viens de Terre-Neuve. Pour moi cet endroit est très symbolique et m’apporte énormément de fierté », déclare Ian.

De très bons souvenirs de cette visite ont ressurgit. « Cet endroit est très grand et bien entretenu, raconte Jérémy, il y a une ambiance sinistre avec des bruits de corbeau et la brume au loin ». Pierre lui est pour la préservation de ce lieu : « C’est un lieu qui doit rester gravé dans le long terme, il faut préserver les lieux de mémoire ».

« Le caribou est magnifique il rend hommage à la bataille et à ces hommes qui y ont succombé ».

Robin, lui trouve ce lieu très beau. « Cet ancien champ de bataille est très bien conservé, le caribou est magnifique il rend hommage à la bataille et à ces hommes qui y ont succombé ».  Alexis est plutôt marqué par la difficulté des combats, « C’est impressionnant de voir qu’il a fallu six mois pour avancer de 500 mètres ». Cette visite du  lieu de commémoration a été appréciée des élèves.

Nicolas et Ian


The Lochnagar crater memorial

Le trou de mine de La Boisselle encore appelé la Grande Mine ou  en anglais the Lochnagar Crater (trou de la gloire) est un lieu de mémoire de la bataille de la Somme.  Un groupe franco-allemand composé d’élèves du lycée Werdenfels Gymnasiums de Garmisch-Partenkirchen et du Lycée Ozanam ont visité l’endroit. Voici leurs témoignages.

cratèreLe 17 mars  2014, restera gravé dans nos mémoires en effet ce jour-là nous nous sommes longuement recueillis autour de ce cratère avec nos correspondants allemands. Ce fut un moment riche en émotion.

Des centaines de soldats y sont morts. Beaucoup de soldats britanniques, ont subi les conséquences de leur attaque en étant ensevelis par la terre retournée.

« C’était vraiment significatif de la guerre. En effet cela montre bien la destruction et la violence de la guerre. Un symbole pour toute la région », affirme Ian Connors, Canadien.

«Très impressionnant par sa taille et sa dimension », Quentin Potier.

« Enorme est le seul adjectif qui qualifie cet endroit », Alexis Hapiot.

«  Très intéressant, malgré le froid », Marine Jacob.

«  Ce cratère est très démonstratif de la monstruosité de la guerre, et nous montre qu’énormément de moyens étaient mobilisés pour détruire », Edouard Lepoutre.

Louis Duriez, Jérémy Malet Pierre Mullier


 Un voyage au pays du coquelicot : Le mémorial de Thiepval

C’est l’un des monuments les plus impressionnants de la Première Guerre mondiale. Cet imposant monument en brique et pierre, haut de 45 mètres, est  l’œuvre de l’architecte Sir Edwin Lutyens. C’est le mémorial aux 73 367 disparus  Britanniques et sud-africains tombés entre juillet 1915 et  mars 1918 et qui n’ont pas de sépultures connue.  Leurs noms sont gravés sur les 16 piliers qui constituent la base de l’édifice.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUn après-midi au mémorial

Ce mémorial fut construit en l’honneur des soldats disparus britanniques. Les élèves français et allemands  ont été  impressionnés par sa taille mais également par le nombre de tombes de soldats inconnus français et britanniques.

Ce cimetière se situe à l’arrière du monument. Nous pouvons également voir la Croix du sacrifice qui porte une épée de bronze. Enfin, la Pierre du souvenir porte l’inscription tirée du livre de l’Ecclésiaste : « Leurs noms vivra à jamais » (Their name liveth for evermore).

Potier Quentin, Boulongne Thomas et Tranchand Thomas

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